Partie 6 – chapitre 2
Pour illustrer comment ces méthodes de calcul fonctionnent en pratique, considérons un exemple hypothétique où nous comparerons les coûts totaux associés à chaque méthode pour un emprunteur donné. Cela nous permettra de visualiser l’impact du choix du mode de calcul sur le montant total payé en primes au cours de la vie du prêt.
Imaginons deux emprunteurs, Alice et Bob, qui ont tous deux souscrit un prêt immobilier de 100 000 euros sur 20 ans avec un taux d’intérêt de 2%. Cependant, Alice opte pour une prime calculée sur le capital initial, tandis que Bob choisit une prime basée sur le capital restant dû. Le taux de prime annuelle est de 0.3% du montant concerné pour les deux méthodes.
Calcul pour Alice (prime sur le capital initial) :
La prime d’Alice est calculée sur le capital initial du prêt (100 000 euros) et ne change pas tout au long du prêt.
Sa prime annuelle est donc de 100 000 euros * 0.3% = 300 euros.
Sur 20 ans, le coût total de l’assurance pour Alice sera de 300 euros * 20 = 6 000 euros.
Calcul pour Bob (prime sur le capital restant dû) :
La prime de Bob est recalculée chaque année sur le capital restant dû, qui diminue au fur et à mesure qu’il rembourse son prêt. Supposons, pour simplifier, que le capital restant dû diminue de manière linéaire sur 20 ans pour cet exemple. En réalité, le calcul serait plus complexe et tiendrait compte du tableau d’amortissement du prêt.
La prime de la première année serait la même qu’Alice, soit 300 euros, mais cette prime diminuerait chaque année.
Pour illustrer de manière simplifiée, si on suppose une diminution linéaire du capital, la prime moyenne annuelle de Bob peut être approximativement calculée comme la moyenne entre la première et la dernière année (où la prime de la dernière année serait quasi nulle). Ainsi, la moyenne serait d’environ 150 euros par an, et sur 20 ans, cela coûterait environ 3 000 euros.
Cet exemple simplifié montre comment le choix du mode de calcul des primes peut avoir un impact significatif sur le coût total de l’assurance emprunteur. En réalité, les calculs tiendraient compte des spécificités du tableau d’amortissement du prêt et des conditions exactes de l’assurance, mais l’exemple donne une idée générale de la différence entre les deux approches.
Le choix entre un calcul fixe ou variable dépend des préférences individuelles et de la situation financière de l’emprunteur. Certains peuvent préférer la stabilité des paiements fixes, tandis que d’autres pourraient privilégier l’économie globale réalisée avec des primes variables.